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 "Poésie" Huile d'Hélène Bourgaul
http://www.homepage.bluewin.ch/helenebourgault
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 "Au bord de la rivière"... Aquarelle de Dany Arnault
arnault.d@hotmail.com
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Dédicace
Ce poème est pour toi, petite fleur sauvage.
Tu croîs sur le chemin en toute humilité.
Tu te fais oublier au cœur du paysage.
Toi si fragile, hélas, qui ne vis qu’un été.
Ce poème est pour toi, toi ma douce rivière.
Sur tes berges jolies j’ai rêvé si souvent.
Tu vas, parfois vêtue d’une brume légère,
Bercée de-ci, de-là, par les harpes du vent.
Ce poème est pour vous, Madame la nature,
Vous qui nous dispensez chaque jour la beauté,
Qui vous fâchez parfois quand l’homme vous torture,
Mais qui m’inspirez tant l’hiver comme l’été.
Ce poème est pour toi, dévoué bénévole,
Qui offres humblement ton aide sans retour.
Tu sèmes le bonheur, et le grain qui s’envole
Fait lever grâce à toi une moisson d’amour.
Ce poème est pour vous, enfants de notre terre,
Vous qui nous promettez un meilleur avenir.
Vous saurez corriger nos erreurs, je l’espère.
Puissiez-vous tous unis bientôt y parvenir.
Ce poème est pour vous, essence de ma vie,
Qui me faites présent d’un merveilleux bonheur.
Vous qui m’avez appris que l’amour qui nous lie
N’a pas besoin de mots pour éblouir mon cœur.
Ce poème est pour vous.
Renée Jeanne Mignard
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"Vue sur la rivière" - Oeuvre de Rose Levesque
http://rose-levesque.com

"Ma rivière, l'Indre"....Photo de Renée Jeanne Mignard
Le hasard
On dit que le hasard fait toujours bien les choses.
Amour, ce n’est pas toi qui me démentiras.
C’était un jour en gris, les cieux étaient moroses.
Sur le chemin poudreux je marchais d’un bon pas.
Je suivais sans témoins le bord de la rivière.
Les oiseaux engourdis ne chantaient pas encor.
Je poursuivais gaîment ma marche solitaire.
Je n’avais rencontré personne jusqu’alors.
Comme je contemplais dans la pâle lumière
Le ciel qui s’irisait et devenait plus clair,
Je trébuchai soudain sur une énorme pierre,
Et je chutai de haut les quatre fers en l’air.
C’est alors que tu vins, miraculeux hasard.
Quand tu me vis tomber tu te précipitas.
De ton corps, souviens-toi, tu me fis un rempart.
Et je m’abandonnai sans crainte dans tes bras.
J’y suis restée depuis, et je m’y trouve bien.
Tout au long de nos jours, je ne vis que pour toi.
Béni soit le hasard qui m’a tendu la main.
J’empruntais ce chemin pour la première fois
Renée Jeanne Mignard
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Requête
Apprends-moi la douceur d'une aube de printemps
Quand un brouillard nacré plane sur la rivière,
Que l'horizon lointain rosit à l'orient,
Que l'oiseau ranimé se grise de lumière.
Apprends-moi la splendeur d'un matin de juillet,
Quand la rose assoupie pleure encor sa rosée,
Que s'exale alentour le parfum de l'oeillet,
Que dansent les blés mûrs dans la plaine embrasée.
Apprends-moi la langueur d'une journée d'automne,
Quand les feuilles blessées gémissent sous les pas,
Que l'hirondelle fuit vers un ciel qui rayonne,
Que l'arbre fatigué penche vers son trépas.
Apprends-moi les frimas d'une soirée d'hiver,
Quand le grand manteau blanc ouate le paysage,
Que dans la nuit bénie brille le sapin vert,
Que meurt l'année vécue, que commence un autre âge.
Apprends-moi le pourquoi du nuage qui tremble,
La caresse du vent, le cristal de la pluie,
La magie des étés que nous vivrons ensemble.
S'il te plaît, apprends-moi les saisons de la vie.
Renée Jeanne Mignard
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Sonnet à l’indifférent
Ce soir je suis brisée, le cœur au bord des larmes,
Si triste de penser que vous ne m’aimez pas.
Mon fol espoir en vous s’en va vers son trépas.
Je ne veux plus lutter, je vais rendre les armes.
Auprès de vous la vie me comblait de ses charmes.
Vous seul pouviez semer le bonheur ici-bas.
L’aube qui renaissait me trouvait dans vos bras.
Mais vous ne saviez rien de mes vives alarmes.
Hier je me disais, dans ma candeur naïve
Que le doux sentiment qui me tenait captive,
Ne cèderait jamais à l’usure du temps.
Aujourd’hui dégrisée de ce fragile rêve
Que la vague des jours emporta ce printemps,
Je pleure mon amour, échoué sur la grève.
Renée Jeanne Mignard
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Un couple
Elle, petit oiseau indolent et rebelle
Vole de cœur en cœur au gré du temps qui court.
Lui, traître à ses serments, inconstant, infidèle,
Ne refuse jamais une invite à l’amour.
Rien que de très banal pour ce couple à la page
Qui était voilà peu tendresse et loyauté.
Eros a secoué les barreaux de sa cage.
Ils se sont éloignés, chacun de leur côté.
Lui ne s’attache pas, trop mouvante est sa flamme.
Séducteur papillon, il va de fleur en fleur.
Il n’a pas de remords, il est sans état d’âme.
La quête du plaisir suffit à son bonheur.
Elle est plus délicate au choix de sa conquête,
Ne succombe jamais au premier rendez-vous.
Mais ne résiste pas à une cour bien faite,
Si le galant est beau, et loquace, surtout.
Pour eux le mot « toujours » sonne comme un blasphème.
Il y a bien longtemps qu’ils ne l’ont prononcé.
Elle dura si peu la saison des « je t’aime ».
Ils se sont désunis, et le temps a passé.
Pourtant ils choisiront de demeurer ensemble,
Malgré les trahisons, les orages, l’ennui.
Pour l’heure, chacun d’eux vit comme bon lui semble,
Sans penser à demain, ne compte qu’aujourd’hui.
Plus tard, beaucoup plus tard, le miel de la sagesse
Apaisera leur cœur trop prompt à s’enflammer.
Alors, main dans la main, liés par la tendresse,
Ils auront devant eux une vie pour s'aimer.
Renée Jeanne Mignard
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Le vieux piano
Relégué dans un coin, le vieux piano s'ennuie.
Personne ne vient plus faire vibrer sa voix.
Son clavier est muet, sa table d'harmonie
Rêve aux jolis concerts qu'il donnait autrefois.
Il y a bien longtemps, à la grande surprise
De l'enfant qui jouait adagio, allégro,
L'impromptu de Chopin ou la lettre à Élise;
La valse de Ravel avec tant de brio,
Le piano joua faux un jour de récompense.
La jeune virtuose à grands cris excédés,
Déclara ne pouvoir pardonner cette offense.
L'instrument et l'enfant furent désaccordés.
Lors il vécut sa vie caché dans la pénombre,
Auprès des vieilleries de l'antique grenier.
Il veut tout oublier de cette zone d'ombre
Qui lui fit tant de mal; le rendit prisonnier.
Chaque jour que Dieu fait, le vieux piano écoute
Les sons mélodieux qui montent du salon.
J'ai le droit de penser, se dit-il, somme toute,
Que j'eusse préféré être né violon.
Dans son coin, il attend, dès que pointe le jour.
Il épie chaque bruit, car il sait que bientôt,
Ainsi que je le fais, et ce depuis toujours,
Je viendrai saluer mon très cher vieux piano.
Renée Jeanne Mignard
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Destin
Elle est toute tracée, la route de ta vie.
C’est du moins ce que toi, sans complexes, tu crois.
Au rythme de tes jours point jamais ne dévie.
Pourtant, en un instant, tout peut changer parfois.
Tu t’étais fabriqué une bonne cuirasse
Qui savait résister aux mauvais coups du sort.
Ton cœur était serein, rien n’y laissait de trace,
Pas plus que vol d’oiseau ne trouble l’eau qui dort.
Tu avais oublié tes émois d’amoureuse,
Tu voulais ignorer ce que ton corps disait.
Dans un état béat de certitude heureuse,
Tu prenais du plaisir aux jours que tu vivais.
Mais c’était sans compter, virevolte étonnante
Sur ce que le destin nous réserve parfois,
Vous met les nerfs à vif, et séance tenante,
Vous fait les yeux en pleurs, et les sens aux abois.
Tu foules désormais un chemin de traverse.
Ta route s’est perdue à l’appel de ton cœur.
Tu ne dois plus penser aux larmes que l’on verse,
Aux prières du soir pour conjurer la peur.
Peur de souffrir encor, de ne plus être aimée,
De porter chaque jour un trop pesant fardeau,
Peur de rêver sans lui devant la cheminée,
A l’heure où chaque soir tu tires le rideau.
Le destin, tu le sais, a d’étranges caprices.
Il t’entraîne souvent où tu ne veux aller.
Mais lorsque le hasard et l’amour sont complices,
Il est vain de lutter, vain de te rebeller.
L’était toute tracée la route de ta vie.
Pourtant sans hésiter tu pris l’autre chemin.
Alors passa celui qui te donne l’envie
De rire, de chanter, de lui tendre la main.
Tu vois, en un instant, tout peut changer parfois.
Renée Jeanne Mignard
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Bilan
Il y a maintenant de nombreuses bougies,
Accrochées aux rameaux de l'arbre de mes jours.
Le chant des souvenirs berce mes nostalgies
Du temps qui s’est enfui comme ruisseau qui court.
Aux orages nombreux, sur des chemins fragiles,
J’ai toujours écouté ce que disait mon coeur.
Je n'ai pas de remords, de regrets inutiles,
J'ai fait ce qu'il fallait pour goûter au bonheur.
Le bonheur, cet oiseau inconstant et rebelle
Qu'il faut saisir au vol s'il fait chez vous son nid.
Au moindre coup du sort, il fuit à tire-d'aile,
Emportant avec lui le rêve évanoui.
Il me faut avouer, et ce quoique j'en aie,
Que j'ai donné de moi moins que ne l'ai voulu.
Ai-je bien séparé le bon grain de l'ivraie?
Ai-je semé l'amour autant qu'il l'eût fallu?
J'ai versé bien des pleurs, mais ne m'en souviens guère.
J'ai quêté l'absolu sans jamais le trouver.
J'entre dans mon hiver plus jeune que naguère.
Le coeur rempli d'espoir, je puis encor rêver.
Renée Jeanne Mignard
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"La fin du jour" Huile de Hildegarde Carle
http://sites.rapidus.net/hildeg/
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"Coucher de soleil sur Lavaux"..Huile d'Hélène Bourgault
http://www.homepage.bluewin.ch/helenebourgault
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Je ne saurais clore cette nouvelle page sans remercier mes amis(es) peintres et photographes pour leur permission toujours spontanée d'illustrer mes poèmes avec leurs oeuvres. A toutes et tous, un chaleureux merci.
La musique qui accompagne "Vive la vie" est de Michel Pépé...Elle a pour titre" La vision du coeur".
Renée Jeanne
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Les poèmes de Renée Jeanne Mignard sont la propriété de l'auteur. Tout usage quel
qu'il soit est interdit sans son approbation. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou des ayants droit est illicite et constitue un délit de contrefaçon passible de 3 ans de prison et 300.000 euros d’amende. (Code de la propriété intellectuelle)Loi du 11mars 1957

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